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Bruno Pezon Parcours atypique d'un peintre et le choix cornélien 1981 - Après bien des déménagements, je passe toutefois mon adolescence au Havre. Suite aux aléas de la vie, je fais un bref passage aux cours du soir des beaux-arts. 1983 - Le choix cornélien, (un métier ou le domaine artistique ) j'affirme ma vocation artistique contre la volonté du conseiller d'orientation. Devant l'insistance de ce conseiller '' il sera incapable '' mon père doute de mes capacités et décide de m'orienter dans un métier qui est le sien '' peintre vitrier ''je dus accepter à contrecœur. J'intègre à ce moment-là le L. E. P. et fait la connaissance de Claude Lericle qui deviendra mon maitre. Pendant ces trois années il me fait partager son amour du dessin et de la peinture. (jusqu'à aujourd'hui encore) 1985 - Malgré une année sabbatique forcée durant mon service militaire en Ariège, je garde la fibre artistique et gagne le concours de dessin '' dessine moi un insigne ''. 1986 à 1992 - De retour chez mes parents, nous décidons de travailler en famille. En 1989 nous descendons à Valence, mon père admet mon don et souhaite me voir intégrer une école privée. Devant les contraintes financières nous devons renoncer, j'accepte ce nouvel aléa. 1992 - j'épouse Annick Mourat qui me donne trois fils et une fille entre 1993 et 2000. Novembre 1992 décès de mon père (45 ans) je perds le goût. 1993 - Victime d'un accident de travail suivi d'une opération impliquant deux ans d'indisponibilité, je me consacre sans compter au dessin et à la peinture. 1994 – Mon épouse, la première personne qui croit en moi, m'encourage à participer à des expositions ce qui me permet de faire des rencontres constructives, puis c'est un salon d'automne pour une première grande exposition avec pour invité d'honneur : " Arcabas " 1995 – Mon épouse et moi victimes du chômage, je suis contraint de nouveau à ce choix cornélien : la famille ou la peinture......la famille d'abord ! Nous nous relançons en Haute Loire à Craponne sur Arzon. Depuis ce jour, nous tenons un commerce bar tabac loto presse que j'ai rebaptisé ''le Cézanne''. Pendant quelques années, je peins dans l'ombre d'un petit grenier, la nuit après mon travail, de 22 heures à 2 heures du matin jusqu'en 2004. 2004 – Nous acquérons un ancien couvent afin d'avoir un atelier plus grand. Toutefois, notre commerce dévore mon temps, il ne me reste que la nuit pour peindre. Mon épouse prend conscience qu'une certaine lassitude s'installe en moi. En effet, elle sent mon mal être, malheureux comme un poisson dans un bocal, rongé lentement par l'habitude. Depuis, nous avons aménagé notre temps pour que je puisse peindre. Néanmoins des doutes subsistent du fait de quelques détracteurs briseurs de rêves. J'avais à cœur de démontrer le contraire. Une question essentielle se pose : suis-je le spectateur ou l'acteur de ma vie ? Me revient à l'esprit la citation d'Henry James : " il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée " A partir de ce jour, j'organise ma vie de peintre et présente ma peinture en participant à plusieurs expositions internationales. 2010 – Aujourd'hui, je dois beaucoup à mon épouse, Annick, qui m'épaule et me redonne confiance. Viennent ensuite d'autres personnes, notamment Philomène Wolf diplômée de l'école du Louvre, qui me fait prendre conscience de ce que je fais et pourrais faire. Demain sera le jour de l'efflorescence ...... |